25 janvier 2007
" L'OUBLI, C'EST LA FIN "
Ce blog, toujours en construction, a été créé pour permettre à mes nièces et à mes neveux de connaître l'histoire de la famille de leur Grands Parents maternels.
Commencé précipitamment après une hospitalisation particulièrement grave. Il sera réaménagé petit à petit.
Ce blog est une ébauche et une plateforme pour l'élaboration du
"LE LIVRE DE THO"
Ce blog une sorte de
construction
et où le lecteur pourrait se perdre.
Pour faire plaisir, je vous offre une clef :
faites un clic sur l’éléphant mâle
(si vous parvenez à le trouver)
ou encore, sur le mot 'secrètes'
ce ne sera pas toujours aussi voyant
bonne visite au pays des matins calmes, bonne ballade dans les montagnes de mon enfance
POUR ME CONTACTER
01 février 2007
HOMMAGE A MONSIEUR Charles ODAKA
CE BLOG EST AUSSI
UN HOMMAGE A MONSIEUR CHARLES ODAKA.
Sans le courage de cet officier de l'armée Impériale du Japon,
notre famille n'existerait plus,
et moi, je n'aurai jamais été.
" l'histoire du peuple Khmer" dédicacé par son auteur, à Maman Margueritte
Page de garde du livre écrit par M. ODAKA
une carte de Kobé pour Marguerite Lê Van Giap
photo de Mituko MITO 1951
Cette carte est une des rares choses que j'ai emportées avec moi en quittant le Vietnam.
Un indice devant me permettre de retrouver la trace de mon Père.
M. ODAKA l'aurait connu? L'enfant en question, c'était moi.
CHAPITRE 1
Moïs des montagnes de Dalat,
buvant du vin de palme ou de riz.
C'était pendant une fuite de Saigon vers Dalat
que j'ai vu le jour.
C'était M. ODAKA qui avait organisé cette fuite
pour soustraire ce qui restait de la famille à la vindicte du vietminh.
(Ici, le récit de Tante Marie diffère de la version à Maman. Pour Tante, pendant le voyage, Maman était caché entre les strapontins d’un véhicule militaire, et je serai venu au monde au pied d'un arbre. Un témoignage venu quarante ans plus tard confirmera la seconde version. Arrivé dans les montagnes de Dalat, j'avais été confié aux bons soins des sœurs Saint Vincent de Paul. J'étai un prématuré de trois moi. Normalement, je n'aurai pas survécu. Les sœurs m'auraient offert à la divine protection de la Vierge Marie. La mère supérieure du couvent était Mère Agathe ou Marie Louise ou Philomène, je ne m'en souviens plus. Lorsqu'avec Tante Marie, j'avais été lui rendre visite au carmel de la rue du Bac à Paris, la sœur avait voulu me remettre une relique qu'elle concevait dans son bréviaire depuis plus d'un demi-siècle. En ouvrant son vieux livre de prière, il ne restait plus qu'une trace en forme d'éventail. La Mère supérieure m'expliquait qu'elle avait récupéré une feuille collée sur ma peau le jour où je lui avais été confié. C'était une feuille de ginkgo bi loba. Il se trouvait que cet arbre ne poussait pas encore dans le pays. Le foulard dans laquelle j'étais enveloppé, se trouve dans les rares choses que j'ais emporté avec moi en quittant le Vietnam. Un foulard de fabrication japonaise, offert par Monsieur Odaka)
Ce chapitre restera en dormance jusqu'à ce que je retrouve la trace de Monsieur ODAKA ou ses descendants. Cet écrivain avait pris un grand nombre de photos de Grand Père, de Maman et de la dernière maison familiale à Gia Dinh (Saïgon).
Grand Père était un ami de sa Majesté Norodom Sihanouk, dans les années 1940. J'espère obtenir, un jour, la permission de consulter les archives de la Maison Royale pour y retrouver une partie de l'histoire de Grand Père.
CHAPITRE 2 LES GRANDS PARENTS
LES GRANDS PARENTS
(Sur cette photo, il arbore l'écharpe d'Officier de l'Ordre Royal du Cambodge.)
La carte de visite de Grand Père.
Un doc phu su, c'est un gouverneur de province.
(spécial hors classe) Il était gouverneur des provinces.
Grand Père et Grand Mère
Grand Père et Grand Mère
les Grands Parents
vers les années 1935
l'arrière Grand Mère
(la maman de Prand Père)
Grand Mère dans le jardin avec les grues
Grand Mère dans le jardin de la maison de Gia-dinh
il ne restaient que les fondations lorsque la famille était revenu s'intaller à Saïgon, en 1955.
A
cette époque, Papa Lucien avait acheté le « Garage Rondon » à Saïgon.
Il
était ingénieur mécanicien, spécialisé en moteur diesel. Il m’arrivait de venir
jouer au garage. Il paraît que je m’y prenait très bien pour nettoyer les
soupapes du bloc moteur.J'avais une patience d'ange. Cela consistait à mettre une pâte abrasive au bout d’une
sorte de toupie puis de faire comme les indiens. On faisait
tourner l’outil en frottant les mains. Vous voyez bien comment on obtien du
feu en faisant tourner une pointe en bois sur un morceau de bois. Cela me
donnait des ampoules et Papa disait en riant que c’était le métier qui entrait.
Tout
était intéressant. Je détournais toujours l’usage des choses que je trouvais. Il arrivait que je détériorais des éléments neufs qui arrivaient de France pour une réparation. Papa ne me grondait jamais,
il rigolait et réparait. Ce qui le navrait, c’était que je parlais très mal la langue
française et je ne comprenais pas toujours ce qu’il me disait. Il y avait comme
un rejet, je ne parlais que le vietnamien et cela mettait Maman dans des rages
terribles.
l'intérieur de la maison de Cholon
je ne connaissais pas cet intérieur
02 février 2007
Grand Père en 1930
14 juillet 1939, Saïgon
14 juillet 1939
Grand Père est tout à droite
il faudrait que je recherche dans les archives de journaux pour en savoir plus sur cette photo.
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